dimanche 23 novembre 2014

Effets de la Malbouffe dans le Processus du Cerveau et l'Organisme




Dangers de la Malbouffe



La malbouffe ou junk food est pauvre en éléments nutritifs. Ceux-ci ne permettent pas au corps de puiser une énergie suffisante pour tenir toute la journée sans ressentir le besoin de manger, c'est pourquoi on peut parler de malnutrition car la malbouffe entraîne des carences.

Les produits de la malbouffe ne sont pas rassasiants et incitent ainsi le consommateur à manger toujours plus et à n’importe quel moment de la journée, favorisant le surpoids. En effet, la malbouffe séduit le cerveau hédonique qui stimule le plaisir et incite à manger sans retenue, entraînant une malnutrition.

Les aliments gras et sucrés semblent en général plus appétissants que des légumes ou des fruits, peu caloriques. Autant d’aliments attrayants par le goût et le prix mais rebutants par les calories et les dommages causés sur la santé.

Cette malnutrition entraîne un surplus calorique et une densité énergétique faible. Elle entraîne donc un surpoids obligatoire, à la longue, à cause des graisses qui s'éliminent plus difficilement.

L’évolution du temps passé devant la télévision et ordinateurs développe également la malbouffe, car le grignotage de produits de faibles qualités nutritives  pauvres en micro-nutriments (vitamines minéraux) et fort en sucre rapide et graisse y est très fréquent.

Les gras trans


Les gras trans sont l’une des pires substances nocives de l’industrie alimentaire. Ils ont un effet doublement nuisible pour la santé, car ils augmentent le mauvais cholestérol et diminuent le bon cholestérol dans le sang, en plus de favoriser les réactions inflammatoires dans le corps.

Quelques sources alimentaires : tartes, gâteaux, chaussons, biscuits, frites, huiles végétales hydrogénées, etc.

Les gras saturés


Ce type de gras augmente le mauvais cholestérol sanguin. Ses effets sont donc nocifs pour le cœur. Celui-ci aurait également une action pro-inflammatoire dans l’organisme. Dans les restaurants de type fast-food, on s’aperçoit que la teneur en gras saturés des repas est énorme. Par exemple, un duo hamburger et frite moyenne peut renfermer jusqu’à 20 g de gras saturés, soit presque le maximum recommandé par jour.

Quelques sources alimentaires : bacon, saucisses, bœuf, poulet ou poisson pané, fromage, pâtisseries, desserts à base de crème glacée, etc.

Les sucres ajoutés


Les aliments riches en sucres ajoutés favorisent la prise de poids, prennent la place d’autres aliments plus nutritifs, comme les légumes ou les fruits et entraînent un coup de fatigue quelque temps après leur consommation.

Quelques sources alimentaires : boissons gazeuses, punchs aux fruits, thés glacés, cafés glacés, biscuits, pâtisseries, brioches, muffins du commerce, crème glacée, sauces sucrées, etc.





Les dangers potentiels de la malbouffe à plus ou moins long terme pour la santé

* Des maladies cardiaques
* De l’hypertension artériel
* Certains cancers comme la prostate, pancréas, ovaires, seins, utérus, poumons, intestins
* Du diabète
* Obésité
* Des troubles de la vésicule biliaire
* Dépression

Maladies cardiovasculaires

Des chercheurs de l’Institut de Cardiologie de Montréal ont mené une étude en 2012. Un repas de malbouffe était responsable d’un fonctionnement plus difficile des artères. L’étude a souligné que les artères se dilataient 24% moins bien après un repas de malbouffe, comparativement à l’état de jeûne. Le sang aura donc tendance à coaguler plus facilement et à former des caillots bouchant les artères, avec les conséquences que l’on connait: le cœur n’est plus approvisionné en sang, la crise cardiaque survient.

De plus, on constate une hausse du taux de mauvais cholestérol sanguin ainsi que des triglycérides, augmentant ainsi le risque d’accidents vasculaires. Les maladies cardio-vasculaires continuent de représenter la première cause de mortalité dans l’Hexagone avec près de 170 000 décès par an (32 % des décès totaux, dont près de 10 % avant 65 ans).


Hypertension artérielle

Les repas de malbouffe contiennent généralement trop de sel, ce qui est particulièrement mauvais pour la pression artérielle. Une pression excessive du sang détériore les parois des vaisseaux sanguins et augmente, à long terme, les risques de développer des maladies du cœur.

Risques de cancer

Le risque de développer un ou plusieurs cancers augmente avec la consommation d’aliments trop gras et trop sucrés: prostate, pancréas, intestins, utérus, etc. Plusieurs organes sont mis en danger d’autant plus qu’ils subissent les effets néfastes déjà cités. L’organisme s’affaiblit et l’espérance de vie diminue. Certains des 240 000 cancers qui apparaissent chaque année sont à l'origine de 29% des décès chez l'homme et de 23% chez la femme.

Diabète

Avec une alimentation déséquilibrée et trop riche en graisse et en sucre, les risques de diabète sont accrus avec des désordres métaboliques: un taux trop élevé de sucre dans le sang provoque une hyperglycémie chronique, et l’organisme ne peut plus réguler la glycémie car il ne produit plus suffisamment d’insuline, censée l’y aider. Le diabète de type 2, qui se manifeste en général après 40 ans, touche de plus en plus d’enfants et d’adolescents à cause de cette mauvaise hygiène de vie.

Surpoids voire obésité

La malbouffe, trop riche en graisse, a des effets désastreux sur le poids, encore plus avec le manque d’activité physique régulière. La malbouffe entraîne l’organisme dans un cercle vicieux, la prise de poids rapide ayant tendance à le décourager de pratiquer une activité sportive car il se fatigue plus vite, et il est donc moins enclin à l’effort.


Obésité : la malbouffe est trois fois plus meurtrière que la malnutrition


Une étude internationale "Globen Burden of Diseases" effectuée dans 187 pays ces vingt dernières années et publiée par The Lancet en décembre 2012, révèle que l'obésité est trois fois plus meurtrière que la malnutrition dans le monde.

Selon l'étude, 3,4 millions de personnes sont décédées en 2010 dans le monde de problèmes liés à l'obésité quand seulement un million de personnes sont mortes à cause de malnutrition.

Un résultat qui s'explique par l'augmentation croissante de l'obésité dans les pays développés. Or l'obésité s'accompagne de nombreux risques, que ce soit le diabète, l'hypertension artérielle, les risques cardio-vasculaires. Si le nombre de personnes obèses a augmenté dans les pays développés, la malnutrition s'est au contraire faite moins importante dans les pays en développement. Les diverses politiques de lutte contre la faim expliquent cette baisse du taux de personnes souffrant de malnutrition dans le monde. Le taux de mortalité lié à la malnutrition a diminué de deux tiers ces vingt dernières années.

Le nombre d’obèses dans le monde a quasiment doublé en 30 ans.

L’OMS a lancé sa Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé en 2004. Malgré ces efforts, la courbe de l’obésité continue de grimper. De ce fait, de nouvelles actions vont prochainement être déployées pour lutter efficacement contre le fléau sanitaire dont est responsable la malbouffe.


La malbouffe crée une addiction

Selon un article publié en septembre 2010 par New Scientist, l'idée que la malbouffe crée une dépendance tend à se généraliser parmi les chercheurs. De récentes études le montrent sur les rats: gavés de bacon, de saucisses, de glaces et de chocolats, ceux-ci ont présenté des comportements physiologiques et comportementaux semblables aux rongeurs rendus addicts à la morphine. En outre, une fois l'addiction établie  et elle est très rapide  des obstacles tels que des décharges électriques n'ont en aucun cas dissuadé les rats.

Lorsque l'on présente à des humains des photos de leurs aliments préférés, leur cerveau sécrète une grande quantité de dopamine. Quasiment à l'identique de ce qui se produit dans le cerveau de cocaïnomanes mis en présence d'une photo de poudre blanche. Il y a maintenant des preuves convaincantes que les aliments riches en sucre, en graisses et en sel, peuvent modifier la chimie du cerveau d'une manière proche de celles de drogues hautement addictives comme la cocaïne et l'héroïne.

Pourquoi on aime tant la malbouffe

Steven Witherly est un scientifique en alimentation, qui a passé les vingt dernières années à étudier ce qui rend certains aliments plus addictifs (et plus savoureux) que d'autres. Selon Witherly, quand on mange de la bonne nourriture, deux facteurs rendent cette expérience agréable.

* Il y a la sensation de manger l'aliment. Ceci comprend son goût (salé, sucré, savoureux, etc.), son odeur et comment on le sent dans la bouche. Cette dernière qualité  connue comme "orosensation peut se révéler particulièrement importante. Les entreprises alimentaires peuvent ainsi dépenser des millions de dollars pour découvrir le meilleur niveau de croquant pour des chips. Leurs scientifiques feront des tests pour établir la quantité parfaite de bulles pour un soda. Tous ces facteurs combinés vont créer la sensation que le cerveau associera à un aliment ou une boisson spécifiques.

* La véritable composition des macro-nutriments dans la nourriture. Le mélange de protéines, matières grasses, et glucides qu'elle contient. Dans le cas d'aliments mauvais pour la santé, les fabricants alimentaires recherchent la combinaison parfaite entre sel, sucre, et graisses pour stimuler le cerveau et donner l'envie d'en reprendre.

Comment la science crée les fringales

Il existe un éventail de facteurs que les scientifiques et les fabricants agro-alimentaires utilisent pour rendre les aliments plus additifs.

La "dynamique de contrastes". C'est la combinaison entre différentes sensations dans le même aliment.

La réponse salivaire. La salivation fait partie de l'expérience de consommation de la nourriture, et plus un aliment fait saliver, plus il remplira la bouche et couvrira les papilles. Par exemple, les aliments émulsifiés tels que le beurre, le chocolat, la sauce salade, la glace et la mayonnaise provoquent une réponse salivaire qui contribue à exciter les papilles gustatives.

Les aliments qui disparaissent rapidement ou qui "fondent dans la bouche". Ils signalent au cerveau que l'on ne mange pas autant qu'on le fait en réalité. En d'autres termes, ces aliments disent littéralement au cerveau que la faim n'est pas assouvie, alors que l'on est en train d'ingérer de nombreuses calories.

La réponse sensorielle spécifique. Le cerveau aime la variété. Les aliments mauvais pour la santé procurent assez de goût pour être intéressants. Le cerveau ne se lasse pas d'en manger, mais ils ne stimulent pas assez pour étouffer la réponse sensorielle.

Le souvenir des expériences alimentaires précédentes. C'est ici que la psycho-biologie de la malbouffe joue vraiment. Quand on mange quelque chose de savoureux (par exemple, un paquet de chips), le cerveau enregistre cette sensation. La prochaine fois qu'on voit cet aliment, qu'on le sent ou même qu'on lit quelque chose à son sujet, le cerveau déclenche les souvenirs et les réponses du moment où on en a mangé. Ces souvenirs peuvent vraiment provoquer des réponses physiques comme la salivation et créer cette fringale en mettant l'eau à la bouche lorsqu'on pense aux aliments préférés.


La malbouffe rendrait dépressif


Selon une étude espagnole publiée en février 2011 dans la revue scientifique américaine PLoS ONE qui conforte d'autres recherches liant malbouffe et déprime, la consommation d'acides gras trans et de graisses saturées, tels que contenus dans les frites par exemple, accroîtrait le risque de dépression.

Les chercheurs de l'étude ont également constaté que l'huile d'olive  riche en acide gras mono insaturé (oméga 3) et base de la cuisine méditerranéenne , ainsi que d'autres huiles végétales et poissons gras contenant des graisses insaturées contribuaient à réduire le risque de maladie mentale.

Les auteurs de l'étude ont suivi et analysé le régime alimentaire et le mode de vie de plus de 12 000 volontaires pendant six ans.

Au début de l'étude aucun des participants n'était dépressif. A la fin de l'étude 657 d'entre eux souffraient de dépression.

Les chercheurs ont constaté que parmi tous les volontaires, ceux ayant consommé des acides gras trans et des graisses saturées avaient un risque de dépression 48% plus élevé que ceux qui n'avaient pas absorbé d'aliments contenant ces graisses. Ils ont aussi déterminé que plus la quantité d'acides gras trans était importante, plus les effets sur la santé mentale des volontaires étaient sévères.

L'étude a été menée sur un groupe de population consommant un faible taux d'acides gras trans représentant en moyenne seulement 0,4% de l'énergie totale qu'ils ingèrent. Ce taux monte à 2,5% dans des pays comme les Etats-Unis. Malgré cela, ils ont constaté un accroissement de près de 50% du risque de dépression chez ces sujets.

Les résultats de cette recherche corroborent l'hypothèse selon laquelle les pays d'Europe du Nord ont une fréquence plus élevée de dépression que les pays du Sud où le régime méditerranéen domine. La plus faible luminosité dans le Nord de l'Europe est également un facteur contribuant à plus de dépressions.

Une recherche parue dans l'American Journal of Psychiatry en janvier 2010, qui a analysé la santé mentale et le régime de 1.046 femmes avec des questionnaires pendant plus de dix ans, montre que celles suivant un régime de type occidental (hamburgers, pain blanc, pizzas, chips, aliments riches en sucre, etc.) avaient un risque de dépression accru de 50%.


La malbouffe tue plus que le tabac

Selon l’ONU, «une mauvaise alimentation présente plus de risques pour la santé mondiale que le tabagisme». Cette déclaration choc a été faite à l’occasion d’une conférence portant sur les recommandations en faveur d’une Convention Mondiale pour la protection et la promotion d’une alimentation saine en mai 2014.

L’ONU dénonce la responsabilité croissante de la mauvaise alimentation dans le développement de maladies non transmissibles (MNT) notamment le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, ou encore l’obésité. La majorité des décès qui se produisent dans le monde sont aujourd’hui liés aux MNT pour lesquelles la mauvaise alimentation est un facteur de risque majeur.

L’ONU projette de créer une taxe sur la «junk food» ou de limiter le nombre de publicités en faveur des produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Elle propose aussi de promouvoir la production de produits locaux pour favoriser une alimentation basée sur des produits frais.


La malbouffe et les enfants


Grossesse : la malbouffe prédisposerait les enfants à l’obésité

Des chercheurs de l’université d’Adelaïde, Australie, ont présenté en 2013 leur dernière étude lors du congrès annuel de la Société pour l’étude du comportement d’ingestion, aux Etats-Unis.

Selon cette étude la nourriture riche en sucre ou en matière grasse chez la femme enceinte agirait sur le cerveau du futur enfant. Une fois né, il serait prédisposé à préférer la malbouffe.

Les femmes qui craquent facilement pour la malbouffe pendant la grossesse, modifient certains signaux du cerveau de leur futur enfant.

Lorsqu’on mange des aliments riches en sucre ou en matières grasses, le cerveau libère de grandes quantités d’opiacés, qui donnent une sensation agréable. C’est une réaction du cerveau qui "remercie" d’avoir ingéré des aliments chargés en calories.

Pendant leur étude, les chercheurs australiens ont constaté que lorsqu’un rat a consommé de la malbouffe pendant la grossesse, la réponse chimique à ce type de nourriture est plus élevée chez ses petits. En les analysant, les scientifiques ont remarqué que le gène responsable de l’encodage des opiacés est développé à un niveau très élevé.

Cela signifie que les bébés rats nourris par des mères ayant consommé de la malbouffe ont plus de voies pour recevoir les opioïdes que ceux dont la mère a été nourrie avec de des aliments normaux.


La malbouffe accroîtrait les risques d'asthme grave chez l'enfant

Selon une étude de l'Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande publiée en janvier 2013 dans la revue Thorax, qui fait partie du groupe British Medical, les enfants et les adolescents qui consomment de la malbouffe plus de trois fois par semaine ont un risque accru de souffrir d'asthme sévère, de rhinite allergique et d'eczéma.

L'étude se fonde sur des données obtenues sur 319 000 adolescents âgés de 13 à 14 ans, et 181.000 enfants âgés de six à sept ans, participant à une grande étude internationale sur l'asthme et les allergies pendant l'enfance (ISAAC) entamée en 1991 et impliquant une centaine de pays au total.

Les chercheurs, dirigés par le Pr Innes Asher, ont interrogé les adolescents et les parents des enfants plus jeunes sur leur régime alimentaire et sur la gravité des symptômes respiratoires observés au cours des 12 derniers mois.

Ils ont découvert que la malbouffe était le seul type de nourriture associé à une aggravation des symptômes dans les deux groupes d'enfants et quel que soit le pays, le niveau social ou le sexe.

Trois repas ou plus de type hamburger par semaine augmenteraient ainsi le risque d'avoir un asthme sévère de 39 % chez les adolescents et de 27 % chez les enfants de six à sept ans. Ils augmenteraient aussi les chances d'avoir une rhinite allergique ou un eczéma graves.

La consommation de fruits trois fois ou plus par semaine semble en revanche avoir un effet protecteur, avec une réduction de la gravité des symptômes de 11 % chez les adolescents et de 14 % chez les enfants.

Les chercheurs relèvent qu'il ne s'agit pas d'un lien de cause à effet, mais d'une association statistique qui doit faire l'objet de travaux supplémentaires. Si cette association était prouvée, elle aurait une signification majeure en termes de santé publique alors que la consommation de malbouffe continue à augmenter au niveau mondial.


La mal bouffe se développe dans les collèges et lycées

La malbouffe avec ses sandwichs et ses encas industriels, s'installe et se développe dans les collèges et les lycées. C'est la conclusion d'une étude publiée en mars 2013 sur l'équilibre nutritionnel menée par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir qui a étudié plus de 600 cantines scolaires.

Il s'agit d'une découverte inquiétante, même si globalement l'étude montre une amélioration de l'équilibre alimentaire dans les cantines. Dans 48 établissements secondaires (10 collèges et 38 lycées), la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie. Ils proposent des aliments déséquilibrés de type pizza-frites-gaufres ou panini-brownie-soda et sont implantés au coeur même des établissements, dans les mêmes locaux ou à proximité des cantines.

Selon l'UFC, une bonne partie de ces stands sont sous la responsabilité de grands groupes de restauration scolaire. Cette malbouffe s'installe et se développe en dehors de toute obligation. C'est une découverte inquiétante qui amène à demander une extension de le réglementation.

Le secteur privé pointé du doigt. L'étude évalue la fréquence avec laquelle sont proposés sur une période de vingt jours les principaux types de produits composant une alimentation équilibrée et ne porte pas sur la qualité gustative des repas.

Cette étude a été menée un an et demi après la mise en place en juillet 2011 d'un arrêté rendant obligatoire l'équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires, incitant à consommer 5 fruits et légumes par jour, à manger moins gras, moins salé, moins sucré. 

Selon l'UFC, l'imposition de ces normes plus strictes a eu un effet bénéfique. Les meilleurs élèves sont les cantines des écoles élémentaires publiques. En 2005, 20% d'entre elles n'avaient pas obtenu la moyenne. Sur les 384 écoles publiques de communes différentes étudiées cette année, la note moyenne s'élève à plus de 15/20. Les villes de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Paris XVIe et Quimper (Finistère) sont en tête du classement.

Les principaux problèmes se posent dans les cantines du secondaire. Les collèges et les lycées publics ont une moyenne deux points en dessous du primaire. Dans les 10 cantines les plus mauvaises, sept sont gérées par Elior, Sodexo ou Scolarest, les trois principales entreprises de restauration collective.

Le "bonnet d'âne" revient au secteur privé. Les écoles élémentaires obtiennent une moyenne de 11,3 soit 4 points de moins que dans le public et le secondaire obtient lui une moyenne d'à peine 10. Il y a des établissements qui remplacent la viande rouge par une viande hachée bon marché.

La malbouffe dans les écoles américaines

Le département américain de l’Agriculture a établi ses nouvelles règles concernant les aliments servis dans les écoles publiques qui sont entré en vigueur le 1er juillet 2014La malbouffe est interdite dans les distributrices, les cafétérias, ainsi que lors des ventes de pâtisseries à des fins caritatives. Les fruits, les légumes, les produits laitiers, les aliments riches en protéines et les aliments multigrains sont toutefois permis.

Par ailleurs, il sera possible de vendre et de distribuer de l’eau, du lait et des jus de fruits et de légumes purs à 100 pour cent. Les élèves du secondaire auront aussi droit à des boissons caféinées et à des boissons gazeuses faibles en calories.

Plus spécifiquement, l’USDA établit des règles très strictes pour le contenu en calories, limité à 200 maximum pour les grignotines et les accompagnements, tandis que la valeur calorique des entrées ne doit pas dépasser les 350. En ce qui concerne le sucre, celui-ci ne peut représenter plus de 35 pour cent du poids de l’aliment, sauf certaines exceptions pour des fruits. Pour le sel, la quantité ne doit pas dépasser 250 mg pour les grignotines, voire 200 mg après le 1er juillet 2016. Un maximum de 35 pour cent des calories devra provenir des plats et aliments, à l’exception de certains fromages et noix.

Ces nouvelles règles découlent d’initiatives visant à lutter contre l’obésité et le surpoids chez les enfants, un phénomène particulièrement marqué aux États-Unis, avec les impacts que cela suppose sur le système de santé dans les années qui suivent, y compris à l’âge adulte. Plus de la moitié de la population adulte des États-Unis est en situation de surpoids ou d’obésité.

Un pas est donc certes franchi vers une alimentation plus saine pour les enfants en milieu scolaire, mais l’industrie alimentaire, une force colossale de dizaines de milliards de dollars, n’a certainement pas dit son dernier mot, et les efforts de lobbying pourraient édulcorer, voire amoindrir les dispositions visant à réduire l’obésité juvénile.


Gardez vos enfants en bonne santé

Pour veiller à la bonne forme et à la saine alimentation de vos enfants il y a quelques outils: un convertisseur d'aliments santé, pour vous aider à éloigner vos enfants de la malbouffe sans effort; des suggestions de collations saines sans cuisson, parce que les enfants vont toujours grignoter; et des idées d'exercice, pour fournir aux enfants des moyens pas du tout ennuyants de garder la forme.

Suggestions d'exercice

* Emprunter les escaliers
* Faire une marche après le souper
* Se rendre à l'école à bicyclette
* Aider à tondre le gazon ou à planter des fleurs
* Danser au son de sa musique préférée (et chanter à tue-tête !)
* Aller se baigner avec un ami
* Jouer au soccer, au baseball ou au hockey
* Faire des pique-niques dehors avec des copains
* Partager des collations santé 

Collations simples mais originales sans cuisson pour les enfants

Brochettes-collations. Des morceaux de légumes crus ou de fruits sur des brochettes.
Bananes sur bâtonnet. Trempez des bananes pelées (fraîches ou congelées) dans du yogourt faible en gras, puis roulez-les dans des miettes de céréales pour petit déjeuner à faible teneur en gras.
Boisson fouettée aux fruits. Mêlez ½ tasse de yogourt faible en gras à ½ tasse de jus de fruits frais.
Sandwiches de fantaisie. Préparez des sandwiches au fromage ou au beurre d'arachides avec du pain de grains entiers. Découpez à l'emporte-pièce des formes de cœur, d'étoile ou d'animaux.
Collation irrésistible. Étendez du beurre d'arachides sur des bâtonnets de céleri ou de carotte et décorez de raisins.

Rappelez-vous du principe de la «modération» lorsque vous choisissez des collations: c'est très bien de manger ses aliments préférés avec modération, encore faut-il s'assurer qu'ils ne remplacent pas des repas bien équilibrés ou ne s'ajoutent pas à ces derniers.


Solutions santé pour remplacer la malbouffe

Les aliments sains peuvent aussi être délicieux. Aidez vos enfants à choisir des collations saines en faisant provision de solutions santé pour remplacer la malbouffe. Consultez la liste ci-après pour trouver des collations goûteuses pauvres en gras et riches en vitamines et en minéraux.

Malbouffe
½ tasse de crème glacée à la vanille ordinaire
270 calories 18 g gras
Solutions santé
½ tasse de yogourt à la vanille faible en gras (délicieux dans le lait frappé)
194 calories 3 g gras

Malbouffe
12 croustilles
159 calories 11 g gras
Solutions santé
1 tasse de bretzels ou maïs soufflé (quantités raisonnables de margarine et de sel), noix mélangées (avec modération)
110 calories 1 g gras

Malbouffe
1 tasse de céréales pour petit déjeuner à haute teneur en sucre
118 calories 2 g gras
Solutions santé 
1 tasse de céréales de son ou d'avoine avec fruits séchés
100 calories 1 g gras

Malbouffe
1 beignet (fourré ou parfumé)
280 calories 12 g gras
Solutions santé
1 muffin au son faible en gras avec fruits séchés, noix ou baies
112 calories 5g gras

Malbouffe
1 tasse de boisson gazeuse, jus de fruits en boîte ou boisson aromatisée
150 calories 0 g gras
Solutions santé
1 tasse de Kool-Aid sans sucre ou jus de fruits naturel gazéifié
12 calories 0 g gras

Malbouffe
Frites (portion moyenne)
450 calories 22 g gras
Solutions santé
10 grosses frites cuites au four ou grillées ou tranches de patates douces ou de pommes de terre cuites au barbecue (badigeonnées d'huile d'olive)
110 calories 4g gras

Malbouffe
1 tablette de chocolat ou barre granola au chocolat
240 calories 13 g gras
Solutions santé
1 biscuit à l'avoine et aux raisins ou un carré aux figues
90 calories 3 g gras


Les effets néfastes vont bien au-delà d’un simple malaise ou d’une fatigue passagère, l’organisme subit les conséquences d’une alimentation déséquilibrée, couplée à une sédentarité en constante augmentation, la santé se détériore à tous les niveaux. De quoi remettre sérieusement en question nos habitudes alimentaires.

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